Ligue des Champions : Arsenal, un favori qui ne convainc pas
Une victoire acquise à l’arrachée contre le Sporting et les déclarations de Mikel Arteta montrent à quel point Arsenal souffre en ce moment. Les Gunners peuvent-ils aller au bout de manière aussi laborieuse ?
Boring Arsenal. L’expression était consacrée aux Gunners du début des années 1990 mais ils sont clairement de retour en 2026. Car si le club londonien caracole en tête de la Premier League et bénéficie d’un parcours plutôt simple en Ligue des Champions, il est loin d’emballer les téléspectateurs à chaque rencontre. Surtout depuis le début d’année 2026 alors que se précise la course aux titres. Rattrapé par la pression, l’équipe de Mikel Arteta fait tout pour maîtriser son destin, se concentrant sur les préceptes tactiques claires de son coach, avec un repli défensif éclair qui empêche toute contre-attaque adverse, hors coups d’éclat.
Malheureusement, mardi soir, le Sporting manquait cruellement de justesse technique pour exploiter les rares espaces laissés par les Gunners. Et Arsenal a continué de son côté à afficher ses limites dans la création offensive, à l’image d’un Odegaard peu inspiré, d’un Madueke cadenassé, d’un Gyokeres toujours aussi peu disponible et d’un Trossard qui se disperse à force de vouloir trop en faire. Mais la force des Gunners cette saison est de posséder une profondeur d’effectif remarquable. Ce sont donc les entrants qui ont fait la différence, avec Martinelli qui a trouvé Havertz dans le temps additionnel pour repartir de Lisbonne avec l’avantage au score. Presque un hold-up au regard du scénario du match.
Arsenal n’a plus de marge
La presse anglaise ne s’y trompe d’ailleurs pas ce mercredi. « Arsenal sauvé par ses remplaçants contre le Sporting », écrit le Daily Telegraph. « Arsenal vole la victoire sur le gong », note de son côté The Sun. Et l’homme du match n’est autre que le gardien David Raya, auteur de 10 arrêts, dont les plus importants durant le dernier quart d’heure, ce qui lui a valu les louanges de son partenaire Kai Havertz. Après deux défaites douloureuses, en finale de la League Cup puis en FA Cup, Arsenal n’arrivait pas dans la forme de sa vie pour ce quart de finale autant abordable que piégeux. Et Mikel Arteta pouvait pousser un ouf de soulagement qui en disait long sur ses craintes.
« C’était une grande soirée, un moment important de la saison. Surtout compte tenu de notre situation. Nous avions quelque chose à prouver. Hier, j’ai parlé d’identité et de ce que je voulais voir sur le terrain. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il y a eu un changement de cap, face à un adversaire de taille », a-t-il déclaré. Arsenal affiche une forme d’insécurité, qu’il tente de masquer avec sa maîtrise tactique à défaut d’imposer sa supériorité. Cela lui jouera-t-il des tours dans sa quête interminable de trophées ?
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