Ligue 1

Calendrier difficile et tensions, la course au maintien risquée de l’OGC Nice !

Vivant une saison cauchemardesque, l’OGC Nice est seulement premier relégable à 5 journées de la fin avec seulement quatre points d’avance sur Auxerre qui est barragiste. Et la fin de saison s’annonce risquée pour l’équipe coachée par Claude Puel.

Par Aurélien Macedo
5 min.
Claude Puel @Maxppp

Quatrième surprise de la dernière saison de Ligue 1 sous les ordres de Franck Haise, Nice ne pouvait vraiment pas s’attendre à un exercice aussi galère. Le club azuréen a commencé dans la difficulté avec une sortie au troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions contre Benfica. Deux défaites 2-0 qui n’ont laissé aucune chance aux Niçois. Derrière en Ligue 1, cela n’a pas vraiment bien commencé. Après 7 matches, Nice comptait déjà trois défaites contre Toulouse (1-0), Le Havre (3-1) et Brest (4-1) pour seulement deux victoires. Un retard à l’allumage évacué par un mois d’octobre de meilleure qualité avec des succès contre l’Olympique Lyonnais (3-2), Rennes (2-1) et Lille (2-0). Cependant, l’automne ensoleillé a laissé place à un hiver très rude.

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Catastrophique en Ligue Europa comme l’an dernier où le club avait terminé 35e sur 36, Nice n’a obtenu qu’une victoire et sept défaites en 8 matches pour finir seulement 33e. En Ligue 1, les Aiglons sont ensuite retombés dans leurs travers avec 6 défaites en 6 matches entre début novembre et la trêve hivernale. Cela a conduit au départ de Franck Haise d’un commun accord dans une atmosphère tendue. Quelques semaines plus tôt, Terem Moffi et Jérémie Boga ont été pris à partie par des supporters niçois. Frappés et insultés, ils ont quitté le club au mercato hivernal. Terem Moffi a rejoint le FC Porto et Jérémie Boga est allé du côté de la Juventus. À partir de janvier, Claude Puel est arrivé et a remis un peu d’ordre dans l’équipe. L’arrivée en prêt d’Elye Wahi a aussi fait du bien.

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Le spectre de la Ligue 2 plane sur Nice

Arrivé de Francfort en prêt, l’attaquant devenu international ivoirien compte 4 buts et 2 passes décisives en 12 matches avec les Aiglons. C’est d’ailleurs l’une des seules recrues d’un mercato à 35 millions d’euros à s’être imposée avec Charles Vanhoutte et Kojo Peprah Oppong. Mercato raté, performances défaillantes, rupture avec les supporters, nombreux ont été les maux niçois au fil de l’exercice. Cependant, l’heure devient grave alors qu’on arrive à 5 journées de la fin de la saison. Quinzièmes, les Niçois n’ont que 4 points d’avance sur Auxerre qui est barragiste. Un avantage certes, mais pas si important quand on voit la dynamique et le calendrier de Nice. Sur leurs 10 derniers matches de Ligue 1, les Aiglons n’ont gagné qu’une fois pour trois nuls et six défaites dont des déroutes contre Rennes (4-0) et le Paris Saint-Germain (4-0). Devant se déplacer à Lille (3e), Marseille (4e) et Auxerre (16e) tout en recevant Lens (2e) et Metz (18e), Nice peut s’attendre à un calendrier terrible.

D’autant que le club azuréen est demi-finaliste de la Coupe de France et se déplacera à Strasbourg avant une éventuelle finale prévue le samedi 23 mai et qui pourrait intervenir entre les deux matches de barrages contre une équipe de Ligue 2 si Nice ne performe pas. Et l’ambiance n’est clairement pas au beau fixe à l’image des tensions qui ressortent. Contre Strasbourg lors d’une défaite 3-1 il y a deux semaines, Morgan Sanson avait dégoupillé au micro de beIN Sports : «ça commence à casser les couilles. On donne les buts à chaque fois. Des marquages… Ça commence à être beaucoup trop pour espérer quelque chose à chaque match. On fait beaucoup trop d’erreurs collectives, défensives pour prétendre à mieux. Et on n’est pas tueurs quand on doit l’être. J’ai l’impression de dire les mêmes choses à la mi-temps. Ça commence à souler.» à cela s’ajoute des comportements critiqués en interne comme ceux de Juma Bah, Sofiane Diop et Isak Jansson qui ne sont pas revenus sur le banc après leur remplacement contre Strasbourg, une brouille entre Sofiane Diop et Jonathan Clauss ou encore des insultes d’Hicham Boudaoui envers Elye Wahi.

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Vice-président de l’OGC Nice, Maurice Cohen avait aussi haussé le ton envers certains joueurs : «ce n’est pas comme ça qu’on va se sauver, il va falloir qu’ils se ressaisissent, qu’ils mettent de l’énergie et de la volonté pour se battre. Maintenant, c’est une bagarre au couteau, il faut qu’ils en aient conscience et je vois que certains ne sont pas dans cet état d’esprit. On va se battre pour essayer de leur remettre la tête à l’endroit, à certains, pas à tous, mais certains mériteraient qu’on leur remette la tête à l’endroit et qu’ils se remettent au service du club. Il y a des attitudes inacceptables. On verra en interne, il faut qu’on soit solidaire, et essayer de ne pas créer plus de tensions qu’il y en a déjà sur le terrain.» Claude Puel a lui tenu un discours plus positif après le nul contre Le Havre afin d’essayer d’apporter de la confiance à son groupe : «j’ai apprécié la réaction après le but. Ce que j’ai vu m’intéresse : des joueurs responsables, qui se prennent en charge. On a eu une balle de match dans les arrêts de jeu, c’est positif […] On a une fin de saison super intéressante à jouer, avec deux objectifs très importants. Beaucoup d’équipes n’ont plus d’objectif. Le maintien est le premier et sûrement le plus important, la Coupe est quelque chose à aller chercher.» Encore en course pour un titre et une qualification européenne, Nice peut aussi couler en barrages pour défendre sa place en Ligue 1. La fin de saison s’annonce risquée pour les Aiglons.

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